témoignages : “nous sommes tous orphelins de Paulette”

Onm- Canteleu , lundi 5 novembre 2018.

Collègues, partenaires, camarades, employés, mères, sage-femmes,  associés, amis, enfants qui ont vu le jour avec l’aide et les soins de Paulette dans cette maternité cantilienne, le couvent Sainte Barbe…

… ils sont venus nombreux pour parler de Paulette Voloir, évoquer sa mémoire, sa vie professionnelle au sein de l’œuvre normande des mères et témoigner de l’histoire qu’elle avait su construire avec chacun.

 

Si un hommage plus officiel est en préparation pour honorer son parcours exceptionnel au cours d’un demi-siècle d’engagement pour la dignité des femmes, l’heure est à la simplicité et c’est « en famille » que l’on se souvient de celle qu’on appelait  Tatie et qui nous a dit au revoir le 4 octobre dernier à l’âge de 89 ans. 

 

Après les mot des amis qui lui ont rendu une récente visite près de Cannes où elle s’était retirée, lee micro passe de mains en mains, la timidité n’est pas de mise et l’émotion est grande… Témoignages…

« Elle disait encore cet été de son bonheur et de sa joie de vivre ».

« elle avait une foi agissante, ancrée dans la pratique, une immense générosité envers les autres…»

« Vivre debout et marcher droit, c’était sa devise ! »

« Paulette avait le cœur et l’esprit ouverts »

«  le don de créer et de faire naître”

« Sacrée bonne femme et il valait mieux être d’accord avec elle ! »

“Entre Voloir et vouloir, il n’y a qu’une lettre”

 « je suis née de ses mains, elle m’a suivie une bonne partie de ma vie »

« la fête du cinquantenaire , un merveilleux souvenir »

« C’était une résistante, une femme de conviction, une femme libre »

 

 

50 ans d’histoire sociale avec Paulette Voloir

Nous étions un milliard de Terriens en 1900, on en prévoit neuf en 20250. Cette explosion démographique n’a aucun précédent dans l’Histoire. Paradoxalement, les individus se sentent perdus dans les foules, ils s’isolent et deviennent de plus en plus impuissants devant les instances administratives, politiques et finançieres qui les dépassent. Pour beaucoup, tenter de peser sur leu propre sort est, dès le départ, voué à l’échec. La démocratie n’est souvent plus qu’un mot. Cette désaffection se mesure en abstentions grandissantes lors des consultations électorales. C’est pourquoi l’action d’une seule personne, une femme sans fortune, sans diplômes prestigieux, sans relations politiques, sans avatars médiatiques, est apparue tout à fait remarquable aux yeux de ses collaboratrices et collaborateurs qui m’ont parlé d’elle. Dans les pages qui suivent , je voudrais la faire reconnaitre dans un cercle plus large : elle le mérite, nonsseulement pour son intelligence mais, surtout, pour son courage.

Du désarroi à l’autonomie, 50 ans d’histoire sociale avec Paulette Voloir
Sylvie Rimbert – Editions des falaises,
Quelques exemplaires disponibles à l’ONM – Prix 5 euros